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Allo Montréal! Episode 3: Le Logement

05.03.2019

Chercher son prochain chez soi n’est pas chose facile. On veut que ça soit confortable, avec suffisamment d’espace mais pas trop, parce que qui dit beaucoup d’espace, dit beaucoup de ménage (Oui je pense loin !). Mais qui dit peu d’espace, dit peu de convives ou d’invités. Sans pour autant vouloir organiser des fêtes tous les week-ends, il était important pour Jo et moi de trouver un chez nous qui puisse accueillir. Chose que nous n’avons pas trop pu faire quand nous vivions dans notre 23m carrés en France. 

 

Chercher son prochain appartement, qui plus est dans une ville que tu ne connais pas DU TOUT, c’est encore plus difficile. Tu lis des articles sur les coins sympas, tu vérifies que la zone soit bien desservie, tu t’imagines faire tes courses dans une épicerie pas trop loin et tu compares les activités susceptibles de t’intéresser. Même si tu sais pertinemment que la vie a déjà choisi quelque part un appartement pour toi, pour ton couple, pour tes prochains mois voire tes années ici, tu continues à chercher, creuser, fouiller, … (Petit clin d’oeil)

 

Comme dit précédemment dans notre article « Premières démarches », l’étape Logement était classée parmi les premières. Il s’agissait alors de notre tout premier logement à notre arrivée à Montréal, celui dans lequel nous allions séjourner nos deux premiers mois afin de prendre nos marques, nous habituer au quartier et ses commodités. Une fois le quartier sélectionné, la chasse à la meilleure offre était lancée.

 

# Facebook, Kijiji, Craiglist


Pour chercher un appartement, nous avions plusieurs plateformes mais on ne parlera que des deux principales:

 

  • Kijiji (l’équivalent de notre Bon coin français)
    J’ai commencé la recherche via ses deux sites depuis la France, mais clairement bieeeen trop en avance car ici à Montréal, le marché du logement va très vite. On fonctionne sur « Premier arrivé, premier servi ». Si le courant passe bien, si tu es vite disponible ou si tu corresponds au profil recherché par les propriétaires, tu peux signer ton bail entre 24 heures et 2 semaines.

  • Facebook (via des groupes spécifiques ou sur Marketplace)
    J'ai surtout découvert cette possibilité une fois arrivés à Montréal. Les échanges avec les locataires actuels ou les futurs propriétaires se font plus facilement car tu as tout de même accès à un bout de leur profil pour mettre un visage sur la personne. 

 

Si comme nous, tu cherches pour le 1er mars, ça ne servira pas à grand chose d’entamer tes recherches dès le 10 janvier comme moi, parce que tu ne trouveras que des annonces disponibles soit immédiatement, soit pour le 1er février minimum. Mais tu restes quand même alerte, tu te crées des templates et des alertes, tu filtres au max parce qu’il y a aussi beaucoup d’annonces pour colocation, location temporaire, même des annonces de couples qui recherchent des appartements... comme toi… !

 

Contrairement à notre douce France, le descriptif des appartements Made in Canada diffère. On ne parle pas en mètres carré mais en nombre de pièce et "demis". Un 1/2 signifie qu'il y a une salle de bain, qui représente une "demie" pièce. Un appartement 1 1/2 est un studio avec une salle de bain. Un 2 1/2 est un appartement avec deux pièces (ouvertes ou fermées) et une salle de bain, etc...

Je précise ouvertes ou fermées parce que les architectes Canadiens ont une farfelue tendance à ne pas cloisonner les pièces d'un logement. Notre Airbnb à notre arrivée en faisait partie. Le salon donnait sur la chambre et c'était considéré comme deux pièces distinctes, puisqu'elles étaient séparées d'un rideau. Comprenez la logique... ?

 

Les prix varient en fonction de l’état de l’appartement, date de construction, du quartier, du montant des rénovations s’il y en a eu, de la distance centre ville, … un peu de tout, au bon vouloir du proprio !

 

Les locations fonctionnent en bail d’un an renouvelable. Ce qui fait qu’au 1er Juillet (La Journée du Canada ), tous les appartements dont les baux ne se renouvellent pas, sont disponibles. On n’ose imaginer ce que ça donne en début juin quand on sait déjà ce que c’est début février ! 



# Home, sweet future Home
 

Nous avions en tête alors la recette suivante:  

  • Ville: Montréal et non pas banlieue car nous ne sommes pas véhiculés

  • Budget entre $600 et $800 tout compris - impensable prix pour un logement sur Paris

  • Un appartement 3 1/2 pour avoir la possibilité d’accueillir, mais également de pouvoir créer un espace « Co-working » 

  • Proche de l’église choisie (accessible à pieds, max 20 minutes)

  • Un meublé ou équipé (Lit + bureau et/ou frigo + cuisinière)

  • Un balcon

  • Proche d’une station de métro ou arrêt de bus menant vite à une station de metro

  • Propriétaire réactif et disponible comme l’était notre hôte Julien en Airbnb

  • Sans enquête de crédit*

 

Depuis la France, chercher était donc inutile. 

Une fois sur place, les choses allaient trop vite.  Le dimanche suivant notre arrivée, je trouve une annonce vraiment top. Trop belle pour être vraie. Un grand 3 1/2, à 5 rue plus bas que notre Airbnb, deux pièces fermées, deux balcons, totalement équipé, $635 par mois charges non comprises. PARFAIT ! On envoie un message, on visite le mardi qui suit, on tombe sous le charme. C’est le premier appartement qu’on visite. Puis plus trop de nouvelles… 

 

 

 

 

 

 

# Quand s'installe le doute puis le découragement...
 

Je vais donc vous épargner les heures passées à scroller mes pages Internet pour trouver une autre perle, les messages de réponses de type « Désolé, l’appartement est déjà loué », les annonces trop alléchantes qui disparaissent au bout de quelques minutes (sûrement dû au nombre de messages reçus par l’annonceur). Puis on envisage la sous location. On augmente le budget. On part sur du $950/980 maxi tout compris. Puis on trouve deux annonces potentielles. On visite les deux beaux appartements, mais on tombe d’accord sur le fait que, la sous location court terme (de mars à fin juin 2019) nous fera encore déménager en Juillet. Et on ne souhaite pas recommencer ces démarches stressantes. 

 

Quand t’en peux vraiment plus, qu’en début février tu voudrais vraiment savoir où est-ce que tu vas vivre le mois suivant, mais que tu n’as pas de réponse, tu perds courage. C’est quand tu penses toucher le fond, que tu finis par admettre que de tes propres forces, tu ne peux rien. Ton histoire est déjà écrite quelque part, c’est juste toi qui veux tirer les ficelles du jeu. Mais tu n’es pas en contrôle de tout ça. Alors tu demandes à ton chéri, tout doucement avant qu’il ne s’endorme: « … est-ce que tu peux prier ? » 

 

 

Puis il prie. Il remet toutes choses entre les mains de Celui qui nous a guidé jusque là. Celui qui sait et fait tout depuis le début pour nous. Un souffle de soulagement s’en va. Une nuit porte conseil. Le lendemain, Jo écoute un message sur son répondeur. C’est Mélanie, la propriétaire du premier appartement qu’on a visité. Celui trop bien pour être vrai ! Elle veut nous rencontrer pour finaliser la cessation de bail avec le locataire actuel qui nous a fait visiter l’appartement début janvier. 

 

Tu connais l’expression « Keep the faith » ?

Eh bah voilà ! :)

 

La cessation de bail signée, Mélanie nous souhaite la bienvenue :) Le courant passe parfaitement, on est vraiment contents et soulagés. On passe le mois de février sereins, en attendant le jour de l’emménagement. Nous sommes désormais installés depuis le 1er mars. Hâte de pouvoir décorer tout ça et  d'inviter nos proches sur place !

 

A suivre dans notre série « Allo Montréal »: l’aménagement de l’appartement !

 

En attendant, quelques clichés qu'on a pris le temps d'une journée de touristes en ville xD

 

 

 

 

 

 

 

 

______

 

*L’enquête de crédit
Très ancrée dans la culture nord américaine, elle est réalisée dans un but de connaître la solvabilité d’un candidat / potentiel future locataire. L’historique de crédit se bâtit par les achats effectués puis remboursés par le détenteur d’une carte de crédit. Attention, la Carte bleue française (dite carte de crédit VISA ou Mastercard) est en réalité l’équivalent de la Carte de Débit ici au Québec et au Canada. Les Canadiens possèdent donc au moins une carte de débit ainsi qu’une carte de crédit.

Sur la carte de débit figurent les fonds réels d’un client. Sur une carte de crédit figure ce que la banque octroie au client. Si une banque autorise un crédit de $1000 par mois à un client,  il a le droit d’utiliser ce crédit comme bon lui semble dans la mesure où il peut le rembourser dans les 21 jours suivant son relevé bancaire mensuel.

Exemple de situation.
>> Achat d’un matelas chez IKEA à $300 via la carte de crédit à la mi-mars
>> Réception du relevé bancaire mensuel à la fin mars
>> Délai de « remboursement » du crédit de $300 jusqu’au 31 mars

>> Possibilité de rembourser le crédit via l’application bancaire avant la réception du relevé.

La côte de crédit d’un locataire est donc évaluée sur sa capacité à rembourser ses crédits utilisés. Si son historique de crédit enregistre des dépassements de délais au niveau des remboursements, elle baissera. Au contraire, et dans le meilleur des cas, si le locataire a toujours remboursé dans les délais ses crédits, sa côte plaidera en sa faveur et les propriétaires d’appartement seront rassurés de sa solvabilité et sur sa capacité à payer les loyers dans les temps. 

 

Bref, c'est une autre culture... ;) En tant que nouveaux arrivants, nous n'avons pas d'historique de crédit donc aux yeux des propriétaires, c'est au feeling et à la confiance !

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